
Voyager avec un chien est aujourd’hui relativement simple en Europe ou en Amérique du Nord. Si vous partez de pays comme la Slovaquie, la République tchèque, l’Allemagne, les États-Unis ou le Royaume-Uni, il faut le plus souvent une puce électronique, un vaccin antirabique et des documents vétérinaires correctement établis.
Il existe toutefois des destinations où il est pratiquement impossible pour un voyageur ordinaire d’aller avec son chien. Non pas que les chiens y soient totalement interdits, mais parce que les conditions d’entrée sont pensées pour un déménagement de longue durée, pas pour de courtes vacances.
Dans cet article, nous classons les pays et leurs territoires spécifiques en deux groupes : ceux qui sont quasiment inaccessibles au touriste avec un chien, et ceux où l’entrée est extrêmement compliquée et longue à organiser.
La liste n’est sans doute pas exhaustive. Nous nous concentrons principalement sur des États entiers ou sur des territoires disposant de leurs propres règles d’entrée des animaux. Il existe dans le monde quantité d’autres zones géographiques plus petites – parcs nationaux, îles protégées ou régions autonomes – où l’accès avec un chien est interdit ou fortement restreint pour diverses raisons. L’objectif est ici de mettre en lumière les cas les plus marquants et les plus stricts.
Destinations proches de l’impossible
Îles Féroé
Les îles Féroé sont l’un des exemples les plus connus de destinations où un touriste ne peut guère venir avec son chien. Bien qu’elles fassent partie du Royaume du Danemark, elles appliquent leurs propres règles vétérinaires. L’importation d’un chien est soumise à des autorisations spéciales et, dans la plupart des cas, n’est permise qu’aux personnes qui s’installent sur l’archipel ou y prévoient un séjour de longue durée.
Un séjour touristique de courte durée avec un chien n’y est, en pratique, pas envisageable. Si vous prévoyez une ou deux semaines sur place, le chien devra rester à la maison.
Groenland
Le Groenland suit un régime similaire. Outre les autorisations administratives, des restrictions régionales existent et la logistique de transport des animaux est très limitée. Combiné à des liaisons aériennes compliquées, c’est une destination très peu pratique pour un voyage avec un chien.
Même si l’entrée n’est pas totalement interdite, le dispositif vise davantage les déplacements de longue durée que les séjours touristiques.
Géorgie du Sud et îles Sandwich du Sud
La Géorgie du Sud est une zone extrêmement protégée, avec l’un des régimes de conservation les plus stricts au monde. Il s’agit d’un territoire subantarctique sans population civile permanente, où les déplacements des visiteurs sont strictement réglementés.
L’importation d’animaux domestiques y est, en pratique, proscrite. Le territoire est géré avec une priorité absolue donnée à la protection de la faune locale et à la prévention de toute introduction de maladies. Pour un touriste, la Géorgie du Sud est donc une destination où il est tout simplement impossible d’aller avec un chien.
Galápagos
Les Galápagos comptent parmi les écosystèmes naturels les plus sensibles au monde et y bénéficient d’un régime de protection extrêmement strict. Les îles appartiennent à l’Équateur, mais fonctionnent sous un régime environnemental spécial.
L’importation d’animaux domestiques aux Galápagos est, en pratique, très limitée et réservée principalement aux résidents munis d’une autorisation spéciale. Les touristes ne sont pas autorisés à y amener leur chien dans le cadre d’un séjour ordinaire. La protection des espèces endémiques et la prévention de l’introduction de maladies priment absolument.
Concrètement, pour le voyageur : même si l’entrée en Équateur avec un chien est théoriquement possible, vous ne pourrez pas, en tant que touriste, l’emmener aux Galápagos.
Île de Pâques (Rapa Nui)
Administrativement chilienne, l’île de Pâques fonctionne toutefois avec un régime particulier de contrôle des mouvements de personnes et d’animaux. L’île est isolée et les autorités locales mettent l’accent sur la prévention des maladies introduites et la protection d’un écosystème fragile.
L’importation d’un chien à Rapa Nui est soumise à une approbation individuelle par les autorités vétérinaires chiliennes et l’administration locale de l’île. Des autorisations spécifiques et une documentation au-delà des exigences d’entrée au Chili continental sont nécessaires. En pratique, ce régime vise surtout les résidents ou les transferts de longue durée.
Pour un touriste prévoyant une courte visite, entrer avec un chien est très compliqué et administrativement lourd. Sans être une interdiction absolue, l’île de Pâques reste, pour des vacances classiques avec un chien, une destination proche de l’impossible.
Destinations extrêmement compliquées
Australie
L’Australie fait partie des pays aux règles d’importation des animaux les plus strictes au monde. L’objectif est de protéger l’écosystème local et de préserver le statut du pays indemne de rage.
Importer un chien nécessite un permis d’importation, une série d’examens vétérinaires, dont un test d’anticorps antirabiques avec des délais précisément calibrés, ainsi qu’une quarantaine obligatoire à l’arrivée dans une installation agréée.
L’ensemble du processus peut durer plusieurs mois et coûte cher. Pour un voyageur en court séjour, c’est pratiquement irréalisable.
Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande suit une philosophie comparable à celle de l’Australie. La protection de la nature et la biosécurité y sont prioritaires. L’importation d’un chien n’est possible qu’en provenance de pays approuvés et implique des autorisations administratives, des tests sérologiques et une quarantaine obligatoire à l’arrivée.
Même si l’entrée d’un chien n’est pas totalement interdite, pour des vacances de courte durée la procédure est démesurément longue et coûteuse.
Japon
Le Japon applique lui aussi un régime strict d’importation des animaux, incluant des tests contre la rage et des délais d’attente entre les différentes étapes. Si les conditions ne sont pas respectées à la lettre, une longue quarantaine peut s’imposer à l’arrivée.
Pour un voyageur envisageant un court séjour, le système japonais implique des mois de préparation avant même le départ.
Hong Kong
Hong Kong fonctionne comme une zone vétérinaire distincte avec ses propres règles. L’importation d’un chien dépend de la catégorisation du pays d’origine et implique, dans de nombreux cas, une quarantaine. Les démarches et les coûts peuvent être conséquents.
Là encore, il s’agit davantage d’un dispositif conçu pour un déménagement que pour un court séjour touristique.
Îles Malouines (Falkland Islands)
Les îles Malouines figurent parmi les territoires où le contrôle de l’importation des animaux est très strict. L’archipel protège son statut indemne de rage et toute importation de chien requiert une approbation individuelle, un permis d’importation et le respect de conditions vétérinaires précisément définies. Dans certains cas, une quarantaine peut être exigée.
La procédure est lourde administrativement et liée aux dates du voyage. Pour une visite touristique ordinaire, le scénario est très compliqué et, en pratique, plus réaliste dans le cadre d’un transfert de longue durée que d’une courte expédition.
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Pourquoi ces pays sont-ils si stricts ?
Le dénominateur commun, c’est la biosécurité. Beaucoup de ces pays sont des États insulaires ou des territoires géographiquement isolés qui protègent depuis longtemps leur statut indemne de certaines maladies, en particulier la rage.
Pour un voyageur venant de l’UE, des États-Unis ou du Royaume-Uni, il est donc important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une tracasserie administrative, mais d’un système destiné à protéger l’écosystème local.
La réalité est simple : si un pays exige plusieurs mois de préparation, des calendriers de tests millimétrés et une quarantaine obligatoire à l’arrivée, ce n’est pas une destination adaptée à des vacances classiques avec un chien.
Conclusion
Toutes les destinations attrayantes ne sont pas automatiquement accessibles avec un chien. Si l’Europe facilite relativement les déplacements d’animaux, certains États insulaires et pays très sensibles en matière de biosécurité fixent des règles si strictes que le voyage touristique avec un chien perd tout son sens.
Si vous prévoyez un voyage hors d’Europe, vérifiez toujours non seulement vos propres conditions d’entrée, mais aussi les possibilités réelles pour votre chien. Dans certains cas, il est plus raisonnable de partir sans lui — ou de garder cette destination pour le jour où vous envisagerez de vous y installer, pas seulement d’y voyager.
